Real.: Madeline Wood ©2019, Eina, Norway
SONDANZ FLAC, during RIFF 2019.

I recognized the landscapes, this color on the walls too.
I hijacked roads to fill a little more my eyes with this neon green around.
I felt at home. In the middle of space, silence.
I closed my eyelids above a lake. Failed crying in front of this sun.

The light remains.
Always.
Surprising.

Every second she becomes someone else training me with her. We never come back the same.

I left traces, clues, memories, feelings, sobs and laughter…
The flowers dried.

Things change, but not everything. Not all.
There are some who remain.

The pebbles continue to shine.

We walk on tiles, we explore the horizon. We just draw lines through.

We need rocks to hold onto.


J’ai reconnu les paysages, cette couleur sur les murs aussi.
J’ai détourné des routes pour remplir un peu plus mes yeux de ce vert fluo autour.
Je me suis sentie chez moi au milieu de l’espace, du silence.
J’ai fermé les paupières près d’un lac. Failli pleurer devant ce soleil.

La lumière reste.
Toujours.
Surprenante.

Chaque seconde elle devient quelqu’un d’autre m’entraînant avec elle. On ne revient jamais identique.
J’y ai laissé des traces, des indices, des souvenirs, des sentiments, des sanglots, des éclats de rire…
Les fleurs ont séchées.

Les choses changent, mais pas toute. Pas toutes.
Il y en a qui restent.

Les cailloux continuent de briller.

On marche sur des tuiles, on explore l’horizon.
On ne fait que tracer des lignes au travers.

On a besoin de pierres auxquelles s’accrocher.